Marcel Lempereur-Haut

1898 (Liège) – 1986 (Lille)

Originaire de Liège, où il étudie à l’Académie des Beaux-Arts, Marcel Lempereur-Haut s’inscrit dès les années 1920 dans les mouvements d’avant-garde européens. 

Il participe à l’Anthologie-Revue, se rapprochant des futuristes tout en s’ouvrant aux influences du cubisme. Installé à Lille à partir de 1923, il participe activement à la revue Vouloir, vitrine des productions contemporaines et novatrices.

Son œuvre se situe à la croisée de l’abstraction géométrique et de l’art cinétique, dans un dialogue constant entre rigueur mathématique et vibration visuelle.

Pour Lempereur-Haut, les mathématiques et la géométrie permettent un retour à la nature et l’accession au “beau”. 

Il élabore ses compositions selon le nombre d’or (1,618), la racine carrée de π (1,414), ou encore le ratio 3/2, des proportions qu’il considère comme les clefs secrètes de l’harmonie naturelle. Il crée  ainsi des géométries vivantes, presque organiques, évoquant nid d’abeille, cristaux, ou encore étoiles. Elles incarnent une tentative de reconnexion au vivant par la forme pure, synthétique et intemporelle, donnant au regardeur l’impression d’un mouvement intérieur, d’un souffle. 

Ses influences musicalistes le poussent à développer un langage plastique constitué de structures dynamiques, par l’articulation rythmée de formes géométriques et immobiles créant l’illusion de mouvement.