La carrière de Philippe Charpentier est longue et diversifiée. Après avoir obtenu son diplôme de gestion à Paris Dauphine, il devient batteur de Jazz et se met à suivre des cours dans l’atelier d’Henri Goetz. Son parcours connaît un tournant au début des années 80, alors qu’il décide de se consacrer pleinement à la peinture.
Son travail fera l’objet de plus de 160 expositions personnelles et de 450 expositions collectives ; il sera notamment exposé à la galerie en novembre 1992.
Pour ces lithographies, l’artiste met en place le même processus créatif que dans ses tableaux. La place centrale du geste, de sa spontanéité et le rôle des couleurs sont des constantes dans sa manière de créer.
Le peintre insiste sur l’importance du premier geste par lequel il dépose des couleurs vives (“stimulantes”), pleines d’énergie, sur un fond blanc. Il vient ensuite les retoucher pour leur apporter un certain équilibre. Ainsi, la peinture s’accumule en compositions tumultueuses saturées de couleurs (souvent complémentaires), qui se soulignent entre elles et renforcent le dynamisme des œuvres.
On note la présence d’un collage sur certaines lithographies. Charpentier les a avant tout intégrés par “souci de rapidité”, mais cette pratique a rapidement pris plus de profondeur. À travers l’usage du collage, le peintre ancre ses compositions abstraites dans un élément concret, réel, comme pour leur introduire un point d’accroche.
Lorsque l’on apprend le passé de musicien de l’artiste, certaines compositions apparaissent plus lisibles, claires. Le passage de la musique à la peinture semble avoir été naturel et le geste de batteur semble être resté ; son travail est spontané, instinctif, dynamique et le rythme des toiles est celui d’une mélodie polyrythmique.







